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Otages français au Mali : un an déjà

Un rassemblement a eu lieu à Paris ce matin en soutien à l'aquitain Philippe Verdon et son collègue Serge Lazarevic, enlevés il y a un an au Mali.

  • Par Guillaume Decaix
  • Publié le 24/11/2012 | 16:37, mis à jour le 12/01/2013 | 16:32
La seule preuve de vie de Philippe Verdon et Serge Lazarevic remonte à plus de neuf mois, sur cette vidéo envoyée par leurs ravisseurs. © France 3
© France 3 La seule preuve de vie de Philippe Verdon et Serge Lazarevic remonte à plus de neuf mois, sur cette vidéo envoyée par leurs ravisseurs.

A l'approche des fêtes, l'attente se fait insuportable pour les familles des deux otages. Une trentaine de personnes ont participé ce matin au rassemblement organisé à Paris pour que Philippe Verdon et Serge Lazarevic ne soient pas oubliés.
"Il faut que l'opinion soit consciente du problème et se mobilise avec nous", a martelé le père de Philippe Verdon, Jean-Pierre Verdon. Depuis un an "il ne s'est rien passé", a-t-il déploré, expliquant n'avoir eu aucune preuve de vie de son fils depuis le 22 février.

Son avocat, Alexandre Varaut, a expliqué avoir "peu d'informations sur ce qui se passe à Bamako, où le chef du commando est détenu depuis son arrestation quelques jours après la prise d'otages".
Diane, la fille de Serge Lazarevic, craint la perspective d'une intervention militaire au Mali, une "mauvaise nouvelle pour les otages".
Les deux familles se retrouvent régulièrement pour faire le point des dernières informations et s'épauler.
Réactions de Jean-Pierre Verdon lors de l'enlèvement


Le journaliste Hervé Ghesquière, libéré en juillet 2011 après 587 jours de captivité en Afghanistan, a demandé solennellement "que les visages de tous les otages apparaissent chaque jour à la télévision" et non une fois par semaine: "Pour les otages, ça aide à tenir le coup (...) et ça met la pression sur les politiques".

Philippe Verdon et Serge Lazarevic ont été enlevés le 24 novembre 2011 par des hommes armés dans leur hôtel à Hombori (nord du Mali) et emmenés vers une destination inconnue.
Ce rapt a été revendiqué par Aqmi, qui les a présentés comme des agents des renseignements français. Selon leurs familles, les deux hommes travaillaient sur un projet de cimenterie dans la région d'Hombori.

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