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Les labos de biologie médicale fermés tous les aprés-midi

Porte close chaque après-midi du 4 au 8 février, pour protester contre la  baisse de leurs tarifs par la caisse nationale d’assurance maladie, ils dénoncent une vision comptable de la santé qui menace environ 8.000 emplois.

  • Par KJ
  • Publié le 01/02/2013 | 15:15, mis à jour le 07/02/2013 | 09:38
© FABRICE COFFRINI / AFP
© FABRICE COFFRINI / AFP
Les laboratoires resteront, malgré tout, ouverts le matin. Fragilisés par 7 années de baisses consécutives des tarifs et une augmentation des charges exigées par le gouvernement par la Direction de la Sécurité sociale pour 2013 sont appliquées "sans vision médicale et sans dialogue".

A travers ce mouvement, les biologistes de France, qui comptent sur le soutien de leurs patients, entendent lutter contre "a disparition programmée des laboratoires de proximité au plus près des patients et de leurs besoins.

Selon la Plateforme d’exercice professionnel (PEP), qui regroupe tous les syndicats nationaux et régionaux, les réseaux de laboratoires, les syndicats de jeunes biologistes et les associations, "ces sept années de baisses tarifaires consécutives ont mis nos laboratoires dans une situation critique, et les quatre futures baisses annoncées dans l’actuel projet de loi de financement de la Sécurité sociale vont les mettre en grande difficulté".

Rappelons que l'idée de cette réforme de la biologie médicale, est aujourd'hui devenue une des priorités de la Sécurité Sociale. La réflexion a en effet débuté en 2006, soit trente ans après l’entrée en vigueur de la loi du 11 juillet 1975, avec un rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), suivi de près par un rapport de M. Michel Ballereau remis au terme d’une concertation de plus de deux ans.

Tous deux jugeaient urgent de modifier la législation en vue d’assurer la qualité des analyses biomédicales, d’accompagner la restructuration du secteur et de tenter d’éviter la financiarisation de celui-ci afin que les professionnels qui le souhaitent puissent demeurer propriétaires de leur outil de travail. Deux problèmes majeurs font toujours débat : celui de la détention du capital, lié au risque de financiarisation, et celui de la qualité des analyses, reposant sur une procédure d’accréditation. 

 

La biologie en Aquitaine représente 10 à 8% de la biologie française soit entre 600 et 800 emplois concernés.

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