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Alain Rousset " inquiet " de la réforme sur la décentralisation

Le président de l'Association des régions de France (ARF) Alain Rousset (PS), s'est déclaré mercredi " inquiet " du projet de loi de la ministre de la Décentralisation Marylise Lebranchu réformant la décentralisation, regrettant son manque de " clarification ".

  • Avec AFP
  • Publié le 27/02/2013 | 17:11, mis à jour le 27/02/2013 | 17:15
© France 3 Aquitaine
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" Le texte de Marylise Lebranchu nous inquiète. En particulier le fait que l'on ne réponde pas clairement à la question +qui fait quoi+ ", a affirmé le président de la région Aquitaine, invité de l'Association des journalistes parlementaires (AJP).
" Je regrette que les choses ne soient pas clarifiées. Il faut nous faire confiance ", a ajouté le président de l'ARF.
Le projet de loi de Mme Lebranchu, présenté comme l'acte 3 de la décentralisation,qui devrait être examiné au Conseil des ministres le 27 mars ou le 3 avril, répond à l'un des 60 engagements de campagne de François Hollande.
Le chef de l'Etat, en octobre dernier, avait déclaré qu'il fallait " changer la répartition des compétences " entre les pouvoirs publics, nationaux et locaux, ainsi
que " la gouvernance de nos territoires ". " L'objectif, c'est d'identifier clairement la collectivité responsable d'une politique ", en désignant systématiquement " un chef de file ", avait-il en particulier noté.
Alain Rousset, justement, a souhaité que " soit formalisé, dans la loi, ce qu'est un chef de file ".
Pour le président de l'ARF, " il y a, culturellement, en France, la crainte d'avoir des régions fortes, des féodalités " mais, a-t-il insisté, " pour moderniser le tissu industriel, tous les pays européens se sont servis de leurs régions ".
Concernant la baisse annoncée des dotations de l'Etat aux collectivités territoriales, Alain Rousset a par ailleurs indiqué que " les régions ne se laisseront pas faire sans combattre ", même s'il a reconnu " comprendre qu'il fallait redresser les comptes publics ".
Il a de ce point de vue remarqué que la région était la structure " la plus jeune mais aussi la plus garrottée ".

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