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Interdiction de parler de vin sur internet : une "erreur de copier-coller" ?

La Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie a reconnu vendredi un mauvais "copier-coller" ayant entraîné l'annonce erronée dans un plan gouvernemental d'un projet d'interdiction de la publicité sur le vin sur internet, soulevant la colère des professionnels du vin.

  • C.B. et AFP
  • Publié le 28/09/2013 | 10:15, mis à jour le 01/10/2013 | 11:00
© KAREN BLEIER / AFP
© KAREN BLEIER / AFP
"Le 19 septembre, le plan gouvernemental de lutte contre la drogue et les conduites addictives de la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) a été adopté lors du Comité interministériel présidé par le Premier ministre. Ce plan a été mis en ligne sur le site de la MILDT" et prévoit de "retirer de la liste des activités autorisées par disposition légale la propagande et la publicité en faveur des boissons alcoolisées sur les services de communication en ligne", a expliqué l'association Vin et société dans un communiqué.

Mais, alors qu'a démarré jeudi une mobilisation contre cette mesure et quatre autres envisagées pour lutter contre la consommation excessive d'alcool, l'association Vin et société, à l'origine de cette mobilisation, a constaté que "la MILDT a tout simplement fait supprimer cette mesure" d'interdiction de la publicité en ligne.

Une erreur de "copier-coller"


En réalité, "c'est une mesure qui avait étudiée mais arbitrée défavorablement. Elle n'avait rien à faire dans le plan, on a effectué la correction", a expliqué à l'AFP Stéphane Idrac, chargée des relations avec la presse pour la MILDT, reconnaissant "une erreur malheureuse de copier-coller".

De la voix de sa déléguée générale, Audrey Bourolleau, Vin et société dit attendre "une communication officielle". "Cette pratique témoigne de la légèreté avec laquelle notre secteur est considéré. Nous demandons au Premier ministre de condamner fermement cette pratique et de
remettre de la clarté dans le plan du gouvernement",
a indiqué le président de Vin et société Joël Forgeau dans un communiqué. "Notre mobilisation se poursuit. Nous souhaitons l'abandon des mesures envisagées contre le vin et la création d'une instance interministérielle dédiée au vin", a-t-il souligné.

Le combat se poursuit pour Vin et société


Vin et société, qui dit représenter 500.000 acteurs de la vigne, entend combattre cinq mesures envisagées contre le vin :
  • l'interdiction de parler du vin sur internet (en principe supprimée, ndlr),
  • l'interdiction de parler positivement du vin dans les médias,
  • la taxation du vin au nom de la santé publique,
  • la radicalisation du message sanitaire,
  • le durcissement des mentions sanitaires sur les étiquettes.

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