Les élections cantonales en Aquitaine.

Les élections cantonales en Aquitaine.

Avec la bascule à gauche des Pyrénées-Atlantiques, toute l'Aquitaine est en rose après ces élections cantonales.

 

En passant à gauche dimanche soir au second tour des cantonales, les Pyrénées-Atlantiques ont permis aux socialistes de réaliser le grand chelem en Aquitaine, où quatre départements étaient déjà détenus par le PS.

 Vidéo

 

Partagé à égalité entre droite et gauche, mais dirigé par un président UMP au bénéfice de l'âge, les Pyrénées-Atlantiques comptent finalement 28 conseillers généraux de gauche contre 24 Modem-UMP et rejoignent ainsi pour la première fois les autres départements d'Aquitaine pilotés par des majorités de gauche, dans une région déjà dotée d'un exécutif régional PS.

Désormais, "l'ensemble des départements d'Aquitaine sont présidés par la gauche, c'est un résultat historique", s'est félicité Alain Rousset, président PS du conseil régional d'Aquitaine.

 

En Gironde, l'hémicycle fortement dominé par le rose reste inchangé. La gauche y conserve ses 50 sièges, en retrouvant les 27 sièges qu'elle remettait en jeu, en particulier dans six duels face au FN, contre 13 à la droite, dont 4 renouvelables. A Carbon-Blanc, le président sortant Philippe Madrelle (PS) retrouve sans surprise son siège face au FN, et à Libourne, la candidate PS prend facilement la succession de Gilbert Mitterrand (PS), fils de l'ancien président de la République qui ne se représentait pas, face à la cousine de Ségolène Royal, Anne-Christine Royal (FN). L'UMP ne parvient pas à faire basculer le canton de Bordeaux-2 où le maire Alain Juppé espérait prendre sa revanche par procuration face à la sortante, la députée PS Michèle Delaunay, qui l'emporte de 45 voix. "On ne peut pas dire que ce soit un triomphe pour" Mme Delaunay, a déclaré à la presse M. Juppé. "C'est un échec cinglant pour le maire de Bordeaux, numéro deux du gouvernement", a commenté de son côté M. Madrelle.

 

En Dordogne, la gauche gagne un siège. Les candidats UMP subissent un sérieux revers en perdant deux de leurs quatre cantons renouvelables. Les cantons de Villefranche-du-Périgord et Salignac-Eyvigues, où les sortants UMP ne se représentaient pas, ont basculé au profit du PS. La grande surprise s'est produite à Bergerac-1, le seul canton qui a basculé de gauche à droite, mais au profit du député villepiniste Daniel Garrigue, qui a pris sa revanche sur le sortant, le maire de Bergerac Dominique Rousseau (PS), qui lui avait ravi la mairie aux municipales de 2008.

 

Dans les Landes, la droite, ultra minoritaire, a conservé son seul siège en jeu (sur trois dans l'hémicycle), que la gauche espérait lui ravir, et est parvenu à en gagner un quatrième à Peyrehorade. A Gabarret, le sortant UMP Michel Herrero a bien résisté pour conserver son siège de 58 voix face au socialiste Serge Expert. A Peyrehorade, le maire de Saint-Etienne-d'Ort, Jean Pétrau (DVD), de l'Alliance centriste de Jean Arthuis, a détrôné Isabelle Cailleton (PS) par 223 voix. Dans l'assemblée départementale dirigée par Henri Emmanuelli (PS), la gauche compte désormais 26 conseillers généraux et la droite 4.

 

Dans le Lot-et-Garonne, le rapport de forces entre gauche et droite reste le même, soit 25 à 15. Le canton d'Agen-nord-est, historiquement à droite, est passé à la gauche, mais à Tonneins, la sortante socialiste Françoise Bize a mordu la poussière face au maire DVD de la ville, Jean-Pierre Moga, de 50 voix. Au 1er tour, le candidat FN y avait rassemblé plus de 26% des suffrages exprimés mais seulement 12,37% des inscrits.
(AFP)

 

 

Vous trouverez dans la carte ci-dessous les résultats dans votre département et votre canton.

>> En cliquant ici, vous pouvez voir ou revoir nos éditions des premier et deuxième tours en vidéo.

Cliquez pour voir le détail par département

 

 

 

      

           GIRONDE

 

 

 

DORDOGNE

   
      

 

 

 

 

 

 

 

              LOT ET
GARONNE

         

 

            

 

 

LANDES

 

 

 

 

 

PYRENEES
ATLANTIQUES

 

 


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