Après avoir agrippé la veste de N. Sarkozy, il voudrait s'excuser et lui dire d'écouter les gens qui l'ont élu.

 

Hermann Fuster a été condamné le 1er juillet par le tribunal correctionnel d'Agen pour avoir agrippé M. Sarkozy par la veste lors d'un bain de foule à Brax (47), le déséquilibrant. Il assure aujourd’hui dans un entretien au Parisien qu'il voudrait "s'excuser" auprès du Président de la République et lui dire "d'écouter les gens qui l'ont élu".

 

S'exprimant dans la presse "pour la première et la dernière fois" sur cet épisode qu'il "regrette sincèrement", M. Fuster, 32 ans, assure que s'il pouvait s'adresser à Nicolas Sarkozy, il lui présenterait ses "excuses", car il n'est "pas quelqu'un de violent" et n'avait "pas l'intention de l'agresser". "Mais je lui dirais aussi d'écouter les gens qui l'ont élu", ajoute-t-il. "Je n'ai pas voté pour lui, mais je pense à tous ces ouvriers qui ont cru en ses promesses et qui sont aujourd'hui déçus", poursuit-il.

 

Le jeune homme, contractuel au conservatoire d'Agen et suspendu depuis cette affaire, explique qu'il voulait seulement exprimer "en face" son mécontentement au président. Etant donné qu'avec son "look rock et ses cheveux longs", il n'avait "pas vraiment la tête d'un militant UMP local", quatre gardes le surveillaient de près et l'ont tiré en arrière alors qu'il voulait "taper sur l'épaule" du président, assure-t-il. Il dit s'être alors accroché à la veste de celui-ci dans "un réflexe humain". Les gardes l'ont cependant traité "très correctement", dit-il. "Ils étaient assez fermes dans leur façon de faire, mais pas violents."

 

Apprenant à la gendarmerie que toute la scène "passe en boucle" dans les médias, il confie avoir été "estomaqué". "Je me suis dit que j'avais fait une grosse connerie", se rappelle-t-il.

Le lendemain, il dit avoir été "soulagé" de ne pas aller en prison, alors que le procureur avait requis neuf mois, dont trois ferme.

 

Au total, "cette histoire a eu un impact positif" pour M. Fuster, qui a "arrêté de fumer du cannabis" et qui, depuis, sort "davantage avec ses amis". Il indique "n'avoir aucune envie de devenir un porte-drapeau de l'antisarkozysme". "Je veux juste reprendre une vie normale", insiste-t-il.

 

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