Le Sauternais touché par la grêle, fin avril 2011.

Le Sauternais touché par la grêle, fin avril 2011.

Un violent orage de grêle aurait impacté "au moins 40% de l'appellation", selon des responsables.

 

Deux des cinq communes de l'appellation Sauternes et Barsac, celles de Sauternes et Bommes, où sont établis notamment les plus prestigieux crus de Sauternes, ont été particulièrement touchées par la grêle lundi en début de soirée.

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Selon Xavier Planty, propriétaire du château Guiraud, premier grand cru de Sauternes, "toute la partie ouest soit 40% de l'appellation Sauternes a été ravagée, dont près de 80% sur les communes de Sauternes et Bommes". "On était sur une vigne en avance de trois semaines avec le sémillon qui atteignait les fils de fer du haut, à la limite des boutons floraux. Il n'y a plus rien, toutes les grappes ont été coupées par des grêlons d'au moins deux centimètres de diamètre", s'est-il désolé. "Des branches grosses comme le petit doigt ont été coupées net", a-t-il dit.

 

"C'est très conséquent, nos 80 hectares ont été touchés en intégralité avec 80 à 90 % de dégâts", a indiqué Vincent Labergère, directeur d'exploitation du château Rayne Vigneau, également premier grand cru classé Sauternes. "Il y a de 20 à 30 impacts par rameau, soit un par centimètre et même si la grappe ne va pas tomber, elle va se dessécher petit à petit et tomber", s'est-il ému. Aucune évaluation des pertes financières n'est selon lui possible pour l'instant, "dans l'attente de la réaction de la vigne par rapport à ce très grand stress", a dit M. Labergère.

 

Sur les 113 hectares du château d'Yquem, le seul premier grand cru supérieur du Sauternes considéré comme le meilleur liquoreux au monde, quelque 20 hectares auraient été touchés.


Le directeur de la fédération des grands vins de Bordeaux, Yann Le Goaster, a indiqué qu'un recensement était "en cours pour connaître précisément le nombre d'hectares touchés, le nombre d'exploitations et évaluer les dégâts". "Avec ce temps chaud et instable les orages sont le plus grand risque dans les semaines à venir, celui du gel ayant été écarté", a estimé M. Le Goaster.

 

Création : le 28/04/2011, 10h05

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